Présentation de la région de Sédhiou

Présentation de la région de Sédhiou

Publié le 2019-09-20

Vue : 1803

SEDHIOU est l’une des quatorze (14) régions administratives du Sénégal. Elle est située au centre de la Casamance ou moyenne Casamance et fait partie des dernières régions créée en 2008.Elle s’étend sur une superficie de 7 330 km2, soit 3,7 % du territoire national. Elle est limitée, au Nord, par la République de Gambie, au Sud, par les Républiques de Guinée Bissau et de Guinée Conakry, à l’Est, par la région de Kolda, à l’Ouest, par la région de Ziguinchor. Cette position, qui en fait une région frontalière à trois pays et située au centre de la Casamance, lui confère un potentiel géostratégique énorme dans les dynamiques économiques, sociales et culturelles de la sous-région.

LES PRINCIPALES ACTIVITEES ECONOMIQUES DE LA REGION

Les principales activités économiques de la région sont constituées de l’agriculture, l’élevage, la pêche et le tourisme.

  1. L’agriculture

L’économie régionale est pour l’essentiel une économie à vocation agricole. D’après le RGPHAE, plus de 4/5 des ménages pratiquent l’agriculture. Les spéculations dominantes restent l’arachide et le mil. L’exploitation forestière et l’arboriculture, notamment, fruitière constituent une source alternative de revenus pour les populations.

  1. L’élevage

En majorité de type extensif sédentaire, il constitue une activité essentielle de l’économie régionale. Les espèces élevées dans la région sont essentiellement composées des bovins, composés principalement de la race N’dama et de quelques métis issus de races locales (département de Bounkiling) et de races exotiques (produits des campagnes d’insémination artificielle).

  1. La pêche

 Arrosé par le fleuve Casamance et ses affluents, Sédhiou est une région où se développent d’importantes activités piscicoles. Les principales espèces rencontrées sont les carpes, les mulets et les crustacées. Il faut cependant noter la raréfaction de plus en plus accrue de la ressource halieutique.

  1. Le tourisme

La région de Sédhiou, de par ses potentialités culturelles et forestières, offre de réelles possibilités de développement du tourisme. En plus des sites et monuments historiques, l’existence de forêts offre des possibilités non négligeables de développer le tourisme cynégétique. La chasse constitue une belle perspective dans la région de Sédhiou. Les réceptifs hôteliers sont pour la plupart localisés dans les communes de Sédhiou et de Diendé.

  1. Les voies de communication

 Une des contraintes majeures qui freinent l’essor des activités de production et de commercialisation, est l’enclavement interne et externe de la région. Isolée du nord du pays et faiblement raccordée aux autres régions et pays limitrophes, la région présente des voies de communication interne (routière et fluviale) très peu praticables ou peu fréquentés. Les difficultés liées à la traversée de la Gambie, au niveau de Farafégné, qui constitue la voie d’accès la plus courte, aggravent l’enclavement de Sédhiou. Cependant, des efforts sont notés ces dernières années avec la construction de quelques pistes rurales dans le département de Bounkiling. A cette faible mobilité des personnes et des biens, s’ajoute le déficit en moyens de télécommunications. Mais plus généralement, la région de Sédhiou bute sur un déficit en infrastructures. Dans certaines parties de la région de Sédhiou, les populations n’ont pas encore accès au téléphone et l’accès à internet est très faible et principalement concentré dans les grandes agglomérations. En matière de transport aérien, le seul aérodrome, situé à Diendé, est configuré pour de tout petits avions et uniquement pour des opérations d’atterrissage et d’envol.

Culture de la région

La population se caractérise par sa composition cosmopolite du fait de la diversité éthnique rencontrées à savoir : les mandingues, les peuls, les balantes, les diolas, les manjacks, les mankagnes, les wolofs et les sérères. Sédhiou occupe depuis toujours une place importante dans la civilisation mandingue au Sénégal et dans la sous-région. Elle demeure encore un des berceaux des virtuoses de la Cora au niveau de l’Afrique de l’Ouest. La culture est vivifiée à travers un certain nombre d’événements culturels tels que le festival BaLenBugër, le festival de Kankurang et de Jambadong (FesKanJa), les journées culturelles du boudié, la Grande Rencontre des Chasseurs dénommée Danna Beng, le Rams’Fest (Festival des Musiques et Arts de Rue.

Malgré l’organisation de journées culturelles de dimension internationale à Sédhiou et l’organisation récente du festival Balenbugër, le potentiel culturel de Sédhiou reste faiblement valorisé. Sédhiou occupe depuis toujours une place importante dans la civilisation mandingue au Sénégal et dans la sous-région. Elle demeure encore une escale obligée pour tous les grands artistes de l’espace mandingue. Cependant, des initiatives sont en train d’être prises par les autorités locales et administratives pour redynamiser la culture au niveau de la région afin de favoriser le tourisme culturel et cultuel à travers les sites et monuments historiques chargés d’enseignements.

Le patrimoine matériel est constitué en partie des sites et monuments historiques inscrits au patrimoine national (le Fort Pinet Laprade, la Préfecture de Sédhiou, le Tata de Fodé KabaDoumbia, la Grande Mosquée de Sédhiou, la Mosquée de Karantaba, la Mosquée de Baghère). Toutefois des sites, monuments ou vestiges de valeurs pourraient être proposés à l’inscription sur la liste du patrimoine national (l’île du diable, la grotte de Badougha…)

Les infrastructures culturelles sont constituées par le Centre culturel régional, le Fort Pinet Laprade, les Centres de Lecture et d’Animation Culturelle (CLAC) de Goudomp, Tanaff, Bounkiling, Marsassoum et Sédhiou. La région présente des avantages indéniables et une diversité culturelle admirable. Outre, les mandingues cohabitent les balantes, les mankagnes, les diolas, les peulhs. Chaque composante ethnique est dépositaire d’une multitude d’histoires, de récits dont le vecteur de transmission reste encore essentiellement l’oralité. Le patrimoine immatériel est très riche et varié au vue de la mosaïque d’ethnies, qui peuplent la nouvelle région de Sédhiou. Beaucoup de communautés perpétuent leurs traditions aux générations futures à travers rites, chants et danses traditionnels (jambadong, dioka, dimbaadiassa…) Pour ce qui est de son plat nous avons choisi le Kaldou (caldou).c’ est un plat originaire de la Casamance, dans le sud du Sénégal. C’est un plat très apprécié, notamment en été car c’est la saison pour les feuilles de bissap vert (beugueth).

Source: (Wikipédia et ANDS)

 

Nos sites partenaires

Votre avis


Votre avis sur le site et nos services a beaucoup d'importance pour nous.

Nous suivre