LA LUTTE TRADITIONNELLE

LA LUTTE TRADITIONNELLE

Publié le 2019-05-25

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La lutte sénégalaise (làmb en wolof1njom en sérère) est un sport traditionnel très populaire au Sénégal, tout particulièrement dans les régions du Sine-Saloum et de la Casamance. On le pratique aussi en Gambie.

Sport de contact, le lutteur peut utilise sa force pour essayer de malmener l'autre et recourir au corps à corps pour terrasser son adversaire2.

En sus de sa dimension sportive elle intègre une dimension culturelle et folklorique (bakk) qui met en œuvre au travers d'animations la tradition culturelle sénégalaise.

La lutte était autrefois une fête rythmique qui intervenait après une récolte abondante chez les Sérères, après une bonne pêche chez les Lébous. Elle permettait, tout en se divertissant, de mesurer la valeur et l’adresse des guerriers. Des tournois de lutte étaient organisés pour déterminer le champion du village entre les localités voisines.

La lutte traditionnelle a fait place à la lutte avec frappe, qui s’est professionalisée. D’importants investissements sont réalisés pour entraîner les lutteurs a un niveau international. Les écuries se sont progressivement substitués aux villages.

La lutte se déroule dans un cercle délimité par des sacs de sable. Les deux lutteurs se mesurent et chacun essaie de faire trébucher son partenaire. Le premier qui met ses quatre appuis au sol, qui se couche sur le dos ou qui est éjecté hors du cercle est déclaré perdant.

La prise

LA PRÉPARATION MYSTIQUE EST FONDAMENTALE

La lutte est auréolée de nombreux rituels mystiques, qui sont des chants de bravoure censés galvaniser les lutteurs. Tout cela est suivi par des cérémonies pour conjurer le mauvais sort avant chaque combat. Au-delà de la préparation physique des mbër (mot wolof désignant les lutteurs), le cortège des marabouts accompagnant les athlètes dans l'arène de la compétition, viennent cristalliser des prières salvatrices censées donner la victoire à son protégé qui arbore des gris-gris (talisman) de même que des prises de bains rituels. Avant chaque affrontement le bërekat se livre au bàkk5) qui consiste à chanter ses prouesses en vue d'intimider l'adversaire et de séduire son public en dansant au rythme du tam-tam. Chants, également entonnés par les griots et griottes attitrés.

Le « Baccou » consiste à chanter ses prouesses en vue d’intimider l’adversaire et de séduire son public en dansant au rythme du tam-tam. Les griots poussent les lutteurs à se surpasser en chantant leurs éloges.

Traditionnellement, les premiers combats de lutte se déroulaient après la saison des pluies et opposaient les lutteurs de villages environnant dans des championnats appelés mbaapat. C'est le cas notamment dans les régions du nord, du Sine-Saloum. Le vainqueur du tournoi pouvait remporter avec lui du bétail, des céréales et autres biens en jeu.

(Surces : ausenegal.com; wikipedia)

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